Réponse des candidats aux Elections régionales

Alliance Ecologiste Indépendante

                                                                            

  Président Jean-Noël DEBROISE                                 Président Jean- Marc GOVERNATORI                                         Président Antoine WAECHTER

… ‘’L’avenir, il ne suffit pas de le prévoir mais de le rendre possible’’…

        Antoine de SAINT EXUPERY.                                                

 

 

 

Tracé Sud du Contournement Fret Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise

 

Madame, Monsieur

 

Veuillez prendre connaissance des raisons principales de notre opposition, ainsi que des propositions que nous formulons sur l’ensemble de ces deux dossiers. Bien que celui qui concerne la ville de Givors ait fait l’objet d’une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) et soit déjà financé, contrairement à ce que prétend RFF depuis 2002, il s’inscrit dans le projet de tracé sud du Contournement Fret Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise. 

 

 Le projet de raccordement ferroviaire de Givors :

 

Coût 23 Millions d’euros, financé à 80% par les contribuables de la région, du département du Rhône, du Grand Lyon et de St.Etienne Métropole. D.U.P du 28 Janvier 2005.

Particulièrement impactant pour la ville, ce barreau ferroviaire n’éviterait qu’un certains nombre de cisaillements, seulement à la descente pour les trains qui viennent de la rive gauche par le ‘’pont de la Méditérannée’’, et vont se raccorder à Givors sur la ligne de Nîmes via la rive droite du Rhône.

 

Pour justifier ce ‘’barreau ferroviaire’’, depuis  2002, RFF nous explique que cela est rendu nécessaire à cause du développement du cadencement TER voyageurs entre St. Etienne et Lyon, car actuellement, lorsque les trains de marchandises, en provenance de la rive Gauche du Rhône, doivent attendre que la voie soit libre pour la cisailler à Givors et aller se raccorder sur la voie de Nîmes ils bloquent les trains de voyageurs qui sont derrière eux et perturbent ainsi le trafic voyageurs du nœud ferroviaire Givordin, d’où l’idée de RFF de ce shunt à Givors…

 

-Autre problème, si on rouvrait la ligne Givors-Nîmes aux services voyageurs on se retrouverait, à la montée, avec les mêmes problèmes de cisaillement et de gêne pour les trains voyageurs qu’actuellement pour les trains à la descente.

Soit la SNCF exclue définitivement l’idée d’une réouverture, même partielle, de la ligne Givors- Nîmes qui est cependant réclamée par de nombreux élus, soit cet axe ferroviaire est rouvert aux services voyageurs et il faudra envisager une autre solution pour dégager le trafic Fret du nœud ferroviaire Givordin…par exemple avec un pont ferroviaire pour une nouvelle traversée du Rhône au Nord de Vienne ( dont les études sont par ailleurs envisagées par la décision Ministérielle du 15 Avril 2009) et qui ne devrait traiter que le seul trafic fret local desservant les zones d’activités au nord et au sud du bassin Givordin pour éviter ainsi le nœud ferroviaire de la ville de Givors.

Le trafic fret en transit étant évacué par un contournement plus à l’est le long de l’actuelle ligne TGV Sud - Est.

 

S’il ne s’agissait que d’améliorer à Givors le cadencement des TER voyageurs entre Lyon et St.Etienne,  l’aménagement d’une voie de garage qui existe à Givors Canal et qu’il convient d’adapter pour permettre, à la descente, aux trains de marchandises de stationner en attente de voie libre afin de pas gêner la circulation des trains voyageurs, serait une solution efficace et à moindre coût…

 

-Conclusions, sauf à s’inscrire dans le tracé sud du Contournement Fret Ferroviaire de l’agglomération Lyonnaise et en être une pièce maîtresse, ce qui est une évidence.  Quelles que soient les perspectives d’évolution du seul trafic ferroviaire voyageur sur le secteur Givordin, ce « barreau » ferroviaire est inutile.

 

 

Axe Heyrieux - SIBELIN  et Rive Droite du Rhône, via Givors :

 

Nous souhaitons le développement du ferroviaire au dépend de la route, toutefois ce n’est pas l’orientation actuelle de la SNCF dont le trafic Fret est au plus bas, mais peut-il en être autrement quand l’entreprise nationale, par son Conseil d’Administration de Mai 2007, a décidé de transférer à la route le transport de son propre matériel…Cela se traduit annuellement par plusieurs Milliers de camions supplémentaires…

Concernant le projet de tracé Sud du Contournement Fret Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise qui s’étendrait de la plaine d’Heyrieux à Feyzin au triage SNCF de SIBELIN et dont les convois de marchandises transitant par cet axe ferroviaire emprunteraient le nouveau contournement ferroviaire de Givors pour rejoindre la rive droite du Rhône en direction ou provenance de Nîmes, il s’inscrit dans cette logique réductrice d’économie de bouts de chandelles et ne répond pas aux ambitions affichées au ‘’Grenelle ‘’ de l’Environnement, notamment par rapport aux perspectives de développent du ferroutage, en particulier sur l’axe Perpignan – Nancy.

 

On peut par ailleurs s’interroger  sur les choix de la SNCF concernant sa stratégie pour le fret ferroviaire, Il suffit de se référer aux déclarations de M. ROUCHE, directeur Fret SNCF du Sud-Est de la France qui lors de la réunion du comité de pilotage du 20 Avril 2009, précise l'importance de la gare de SIBELIN au niveau national. Il explique qu'un effort important est fait depuis 2007 pour résoudre la problématique du transport de wagons isolés, qui représente aujourd'hui près de 40% du fret national. Pour cela, selon lui… »Le système de fret ferroviaire s'est entièrement réorganisé pour s'articuler autour des trois grandes gares de triage françaises, gares qui ont également vocation à jouer un rôle à l'échelle Européenne. SIBELIN est l'une d'entre-elles et elle est particulièrement bien placée pour la desserte du sud-est de la France, notamment pour la liaison vers le grand port de Marseille et vers l'Italie. Aujourd'hui, SIBELIN traite une centaine de trains par jour, mais avec le CFAL, la gare récupérera également l'ensemble des trains qui montent vers la Lorraine ou la région parisienne. Si le fret connaît actuellement une faiblesse conjoncturelle, il est important de continuer à travailler sur l'avenir... »

Autrement dit, quel que soit l’évolution du transport Marchandises il y aura accroissement du trafic, notamment celui du transport des matières dangereuses, qui transitera également par Givors et la rive droite …

 

Une nouvelle réorganisation du transport marchandises au niveau national ne passe pas forcément par les choix actuels de la SNCF de l’articuler autour de trois grandes gares de triage marchandises, car, force est de constater que cette stratégie n’empêche pas le transport ferroviaire marchandises de toucher le fond.

 

Pour une réelle politique ambitieuse du transfert de la route au rail, si l’on veut développer également de façon plus performante le ferroutage sur l’axe Perpignan – Nancy, Le tracé Sud du Contournement Fret Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise doit s’étendre et se raccorder à la rive droite beaucoup plus au Sud et pour être le moins impactant possible pour les  populations riveraines, longer l’actuelle ligne TGV Sud Est.

 

Le tracé sud actuellement arrêté par la décision Ministérielle  du 15 Avril 2009 est loin de répondre à cette ambition, non seulement il est particulièrement impactant pour les populations riveraines, tant pour leur sécurité que pour leur patrimoine, mais en l’articulant au triage SNCF de SIBELIN, qui serait selon ses promoteurs,  un dispositif stratégique sur le plan national et Européen, c’est un choix pour le moins controversé qui devrait faire l’objet d’un débat préalable sur la stratégie de la SNCF pour le transport des marchandises, laquelle devrait intégrer une politique spécifique des dessertes locales, notamment, grâce au maillage très dense des embranchements particuliers SNCF. 

 

On peut par ailleurs déplorer que la décision Ministérielle prise le 15 Avril 2009 l’ait  été sans consultation préalable des élus concernés, y compris les populations de la rive Droite du Rhône, ce que dénoncent plusieurs parlementaires lors de la réunion du comité de pilotage du 20 Avril 2009 , réunie autour du Préfet de Région.

 

Il est évident qu’avant de créer de nouvelles infrastructures ferroviaires, encore  faut-il améliorer celles qui existent et ne pas en supprimer, sous prétexte qu’elles ne seraient pas performantes sur le plan commercial. Il faut également se donner le temps de la concertation, du débat et intégrer préalablement les impacts environnementaux, les bilans, financiers, sociaux, fonciers, énergétiques et carbone entre les différentes options de tracés. Celui qui serait retenu n’étant pas forcément le moins cher, car de tels investissements sont faits pour de très longues périodes.

 

Nous  vous affirmons notre soutien pour une opposition objective et constructive à ce projet de tracé sud du CFAL.

 

Pour L’Alliance Ecologiste Indépendante

Daniel MARTIN  (ancien conseiller Municipal Ecologiste de Givors)


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Madame, Monsieur,

Votre questionnaire a retenu toute notre attention. Il se trouve que nous avons intégré vos préoccupations légitimes depuis le début des consultations sur le fret ferroviaire à haute capacité dans la vallée du Rhône. Voici donc nos réponses à vos questions.

1) Trouvez-vous raisonnable que, sous couvert d’environnement l’Etat via RFF puisse projeter une autoroute ferroviaire sur une ligne avec des règles environnementales et des règles de sécurité pour les riverains qui datent de 1879 ?

 

Nous n’avons pas d’hostilité de principe à l’égard du fret ferroviaire. Cependant, nous sommes depuis le début des consultations hostiles à ce projet précis. Nous considérons en effet que ce projet actuel de fret ferroviaire est une ineptie, pour plusieurs raisons.

Premièrement, la SNCF a largement investi dans le fret routier, beaucoup plus rentable, et ne souhaite pas réellement se réengager dans l’activité de fret ferroviaire. Sa communication autour de grands projets de ferroutage est un serpent de mer répété inlassablement depuis 50 ans, sans doute afin d’éviter le désengagement de l’Etat.

Deuxièmement, le projet actuel s’inscrit dans le « Corridor V » défini par l’Union Européenne, qui vise à créer une ligne de fret à grand gabarit entre Lisbonne et Kiev, via la vallée du Rhône et le Lyon-Turin. Le groupe Front National à la Région Rhône-Alpes combat ce projet depuis l’origine.

Troisièmement, nous ne pensons pas qu’il existe une rentabilité économique quelconque à ce projet. Au pire, l’ouverture d’une nouvelle voie de communication est-ouest va-t-elle être un véritable aspirateur, encourageant le trafic international et l’importation massive de produits en tout genre. Notre région serait alors transformée en simple voie de passage, avec pour seule conséquence une concurrence accrue mettant en péril ce qui reste de notre agriculture et de notre tissu industriel.

Enfin, nous considérons qu’il est nécessaire de réaliser une ligne Rhône-Saône-Rhin, beaucoup plus utile économiquement, et beaucoup moins onéreuse à construire, pour désengorger les routes et autoroutes de notre Région.

Toutefois, nous pensons que cette ligne doit passer à l’écart des zones densément peuplées. Voilà pourquoi les élus Front National ont toujours soutenu un passage par la rive gauche, empruntant le fuseau de la ligne à grande vitesse du TGV Méditerranée, qui passe autant que possible à l’écart des habitations.

 

2) Etes-vous d’accord pour faire appliquer à RFF les mêmes règles de sécurité pour les riverains de la rive droite que celles qui sont appliquées pour la construction de lignes nouvelles ?

 

Bien entendu. Nous pensons d’ailleurs que le moindre accident survenant sur la rive gauche du Rhône serait actuellement une tragédie, avec des conséquences graves sur la population riveraine, la pollution du Rhône qui serait inévitable vu sa proximité, et la « nationale 86 » (RD86) qui serait immanquablement coupée.

 

3) Que comptez-vous faire avec les élus de votre groupe parlementaire pour parvenir à cette égalité de traitement des citoyens face à ces nouveaux dangers découlant du Grenelle de l’environnement afin que RFF applique les mêmes règles de sécurité dans ces projets ?

 

Nous militerons, comme nous l’avons toujours fait, pour la priorité donnée à notre agriculture et notre industrie nationale, plutôt que le transport de marchandises et matières premières ou dangereuses à travers tout un continent. La préférence nationale, c’est ce que d’autres appellent, depuis, « relocaliser l’économie ».

Nous sommes, en outre, favorables à la répartition harmonieuse des flux entre les différents mode, fluvial, routier et ferroviaire.

Nous relancerons donc la mise du canal Rhin-Rhône au gabarit international, pour soulager nos routes et voies ferrées du trafic international pouvant être efficacement, économiquement et écologiquement reporté sur la voie d’eau. Ce projet, pourtant bien avancé, avait été stoppé par Mme Voynet, alors ministre des transports, à cause de l’opposition des Verts.

S’il était toutefois indispensable de créer une artère de fret ferroviaire, nous exigerions la reprise des études sur la faisabilité du passage par la rive gauche du Rhône, par le fuseau de la ligne à grande vitesse existant, et mettrions notre veto absolu au passage par la rive droite du Rhône.


Vous remerciant de votre consultation, nous ne doutons pas que vous porterez ces réponses à la connaissance des intéressés.

Cordialement,

L'équipe de campagne

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Lutte Ouvrière

Nathalie Arthaud

 

à

 

SRD Saint Romain en Gal

 

Lyon, le 9 mars 2010

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

En réponse à votre courrier concernant l’autoroute ferroviaire fret en rive droite du Rhône, je tiens d’abord à affirmer que je suis pour que le maximum de marchandises soit transporté par la voie ferroviaire, car la multiplication des camions transportant y compris des produits dangereux est un problème qui nécessite des solutions rapides : danger de l’augmentation de la pollution, danger par les risques d’accidents de la circulation, danger pour les riverains.

 

Mais le problème est aussi de savoir où l’on fait passer les trains de marchandises. Je comprends l’inquiétude des riverains de la voie ferrée sur la rive droite du Rhône si le trafic est multiplié par cinq, en raison de la proximité des habitations : nuisances sonores et risques encourus, comme l’accident survenu il y a quelques années l’ont montré. Je suis bien sûr pour qu’on applique les mêmes règles de sécurité que pour la construction des lignes nouvelles.

 

C’est pourquoi je pense que le trajet de ce trafic de marchandises doit être étudié et décidé avec l’accord et sous le contrôle des populations concernées.

 

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, tout mon soutien pour votre lutte, et l’expression de mes salutations distinguées

 

Nathalie Arthaud





 

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